lundi 15 septembre 2008

Première journée


Je vais commencer par vous dire que j'ai pris la décision d'écrire ce blog de façon thérapeutique. Il semblerait que d'extérioriser ses émotions et de les mettre par écrit ça aide à « avaler la pillule » comme on dit. Donc voilà, je me lance vers l’inconnu dans ma démarche de reconstruction personnelle.

J’ai jadis blogué dans le temps où les Spaces de MSN étaient populaires mais j’ai laissé tomber cette pratique fort libératrice par manque de motivation, par paresse peut-être… Donc je recommence ma vie virtuelle à neuf, et je dois reconstruire ma vie.

Mais pourquoi donc parler de reconstruction? Eh bien, sachez qu’hier s’est terminée une relation de 3 ans. Nous avions emménagé ensemble en juin dernier, pensant que nous pourrions établir un petit nid ensemble. Cependant, un grave problème planait au-dessus de nous : celui de la communication. Nous n’avons pas su développer cet outil essentiel à la survie d’un couple. Donc, chacun de notre côté, nous cultivions des insatisfactions sans jamais être en mesure de les exprimer. ERREUR!!!

Donc ceci étant dit, vous connaissez, de façon très sommaire, la situation dans laquelle je me retrouve. Alors comme cet article s’intitule « Première Journée », je vais essayer de faire sortir le méchant et essayer de mettre en mots la gamme d’émotions par laquelle je suis passé. Mais avant tout, j’ai passé les 4 derniers jours à réfléchir, à me questionner sur notre relation… sommes-nous des amis, des amants, des colocs?? Oui oui, j’y ai bien réfléchi… et après mûre réflexion, je crois que nous nous sommes perdus en route et notre relation s’est déclassée à « amitié » avec le temps. Est-ce que j’ai encore des sentiments pour lui? Ah ça oui, on n’est pas en mauvais termes! Même si le tout s’est produit hier, j’aurais quand même le goût de prendre le téléphone et de l’appeler, question de jaser, savoir comment il va… parler de la météo et des nouvelles saveurs tout aussi niaiseuses des Mini-Wheats et j’ai même la vision utopique que nous pourrions nous aider dans cette épreuve. Oui oui, j’essaie de voir le positif dans tout ça!

Certes, nous en sommes rendus à cet endroit, mais la base qui a fait en sorte que nous ayons pu se rendre où nous sommes est l’amitié. Et après tout, je pense que nous étions à ce stade depuis déjà quelques temps. Donc qu’est-ce qui nous empêcherait de rester amis comme? Je n’y vois pas de problème pour le moment.

Donc, pour revenir au sujet principal, parlons de ma journée. Avec cette dure épreuve, je me suis rendu compte que j’étais entouré de gens extraordinaires au bureau et que tous et chacun m’offre son soutien moral. Pour une, c’est une oreille attentive et quelques sourires tendres, m’indiquant qu’elle a également passé par là. Y’a aussi mon nouvel ami espagnol qui s’est fait un devoir de venir me voir à chacune de ses pauses et au dîner pour voir si tout allait bien. La liste serait très longue mais à tous, un gros merci! Je suis donc passé par plusieurs phases aujourd’hui… la tristesse d’avoir manqué ma « shot » pour notre couple, le vide que ça a créé dans ma vie puisque nous étions tout le temps ensemble, les beaux souvenirs, la police au stationnement incitatif à Ste-Dorothée (LOL).

Ce n’est jamais facile de perdre un amant, mais au moins je me rattache à la possibilité de ne pas avoir perdu… un ami ayant de nombreuses qualités et qui est très cher à mes yeux.

10 commentaires:

The Citizen a dit…

L'amour, c'est d'abord une amitié, sur laquelle on peint une intimité particulière et quelques atomes sexuels crochus. Si certains de ces éléments ont manqués mais que l'amitié a toujours été présente, je ne vois pas pourquoi il serait impossible d'envisager demeurer amis. Il faut simplement prendre le temps. Et puis, y'a pas qu'au bureau que tu as de bons amis ! :)

Dark a dit…

Heille heille, me semble que je te connnais toi ;-)
Laisse toi le temps mon beau, je sais très bien que c'est plate à entendre mais reste que c'est ça quand même... Je suis contente de voir que vous n'êtes pas en mauvais terme...
Welcome sur la blogosphère en passant!

Sensitive Soul a dit…

The Citizen: Tu as entièrement raison, l'amitié est très importante dans un couple et nous avions cette base. Et je n'ai pas oublié mes amis, j'allais justement écrire un article sur ça ce soir. Comment pourrais-je vous oublier tous??

Dark: Je sais que le temps arrange bien des choses, et on verra ce qui va se passer dans les semaines qui suivent. Et oui, je rejoins finalement votre montre virtuel!! @ bientôt!

Anonyme a dit…

Bienvenue dans la blogosphère!

Ça commence rough...c'est pas facile mettre un terme à une relation et de tout remettre en question.
Je te souhaite de trouver des réponses!

J5ff a dit…

Avec les années on est passé par là nous aussi. Le trois ans a été vraiment dur. Tu sais plus trop si t'es amis/colocs/amants... t'as quand même pas la même relation qu'avec un membre de ta famille, mais plus qu'un coloc. Amis il faut l'être, comme The Citizen dit, sans l'amitié (en anglais et en espagnol ils ont deux niveaux d'amour, un pour les amis (to like, gustar) et un pour l'etre élus - il nous manque ca en francais) on passerait pas a la deuxième étape qui est l'amour (to love, querer), cet amour spécial qu'on n'a que pour une personne.
Votre amour s'est épuisé, mais l'affection initial est resté, vous aviez donc une bonne base.

Rebella a dit…

Bienvenue à toi! C'est vrai qu'écrire a quelque chose de thérapeutique surtout quand tu peux avoir le feedback de gens qui ont vécu des expériences semblables. On se rend compte qu'on est pas tout seul... :)

Bast a dit…

JE TE COMPRENDS TELLEMENT!!! okay, ça fait du bien... :)
Moi (ex-nous), ça faisait six ans et quelques. Communication, sexe, relations avec les belles-familles, vie commune, projets, finances... TOUT s'est effondré, lentement, mais sûrement, peut-être depuis le début, jusqu'à ce qu'on arrive au point où j'ai repoussé mon ex qui venait me faire un câlin ; à ce moment précis, nous savions que nous ne nous aimions plus. Ça va faire quatre mois et ça fait toujours mal quand j'y pense. Tout s'est passé très vite ensuite : je suis retourné «chez ma mère», et lui, il a gardé les chats et la seule chose qui nous liait encore, un ensemble de salle à manger (pathétique). J'espère (tout comme toi) que mon ex et moi allons demeurer amis. Et pourtant c'est difficile : l'ambiguïté des gestes, des paroles, des regards, des contacts avec les amis communs...
J'ai beaucoup aimé ton texte. Je connais ton ex depuis ma plus tendre enfance. Or, je ne l'ai plus revu depuis presque dix ans. C'est donc très bizarre pour moi de t'écrire. Mais thérapeutique, comme pour toi.
Au (grand) plaisir de lire la suite de ton blogue.

Anne-Julie a dit…

Bonne chance dans ta démarche.
take care
AJ

Dark a dit…

Si jamais tu as envi de te changer les idées darling, je t'ai tagué sur mon blog...

Anonyme a dit…

Cher "Sensitiv Soul",

Nous ne nous connaissons pas et pour cause, je suis à Paris. Néanmoins je suis un amis ressent de Jeff alias "The cityzen". Il est exactement 16h44 ici, je viens de terminer la lecture de tes posts et je les trouve très touchants, amplis de tendresse, de gentillesse! Et dire que des hommes comme ça existent héhé! Et ben je peux vous dires chers amis qu'outre Atlantique ça ne court pas les rues!!! Les Français sont tellement trop fier et encore plus les Parisiens pour avoir ce genre de réaction, prêter une épaule, se dévoiler à ses amis! C'est très beau, et je vous envie!!!

Bon courage,

Julien.